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Laboratoire Sous-Régional d’analyse de pesticides et de résidus de pesticides dans les aliments en Afrique centrale

Mise en place d’un laboratoire sous-régional d’analyse de pesticides et de résidus de pesticides dans les aliments en Afrique centrale

I- Contexte et justification du projet

La protection des plantes et végétaux dans les pays africains en général et dans la Zone CEMAC en particulier revêt une importance de nature à contribuer à l’augmentation de la production agricole et du coup à la sécurité alimentaire et au développement agricole. Toutefois, cette sous région reste spécifique en Afrique en ce sens qu’il n’y existe pas encore de laboratoire de contrôle de la qualité des produits agrochimiques ou toute autre structure de recherche similaire dotée des capacités d’accompagner les producteurs et les politiques vers une sécurité des produits agricoles et de l’environnement. Or, parmi les principales mesures préconisées aux pays ACP pour garantir que leurs produits d’exportation ne seront pas exclus du marché international figurent la création ou le renforcement d’un service de contrôle de la qualité des produits destinés à l’exportation, le renforcement des textes législatifs (lois, règlements, directives) et la création d’un laboratoire en mesure de réaliser l’ensemble des analyses et contrôles sur les produits avant embarquement et de vérifier ainsi leur conformité par rapport aux normes de qualité du pays destinataire.

II-1- Objectifs du projet LIEAP

–        Assurer l’analyse des résidus de produits agrochimiques dans les aliments, les eaux, les sols et les plantes;

–        Contrôler la qualité des produits agrochimiques et pharmaceutiques importés ou fabriqués dans la Zone CEMAC ;

–        Assurer l’analyse microbiologique des aliments, plantes, eaux, sols, sédiments et boues;

–        Contribuer à la prévention et à l’éradication des maladies par le diagnostic et la recherche ;

–        Vigilance et suivi épidémiologique (santé animale, santé humaine) ;

–        Assurer par la production de vaccins la protection sanitaire du cheptel contre les maladies infectieuses ;

–        Former et recycler le personnel dans le domaine des techniques de laboratoire, former des techniciens, stagiaires et étudiants ;

–        Rechercher le partenariat pour l’obtention d’accréditation ou de labels ;

–        Accompagner les pays de la zone CEMAC vers le système qualité et sécurité, le CPAC dans le processus d’homologation commune des produits phytosanitaires en Afrique Centrale.

Avantages attendu du projet

Les avantages du projet (LIEAP) à court terme sont multiples :

–        Économiques : emplois, baisse d’expatriation des fonds consacrés aux analyses ;

–        Compétitivité des produits de la Zone CEMAC sur le marché international ;

–        Autonomie du CPAC et des pays de la Zone CEMAC en matière de gestion de la qualité des produits à exporter ;

–        Assainissement de l’environnement ;

–        Contrôle de la qualité des produits agroindustriels et agrochimiques importés ;

–        Développement de la recherche, outil au service des orientations stratégiques et au service des politiques pour aider à la prise de décision;

–        Protection des consommateurs et de la santé publique ;

–        Conseils aux producteurs, aux industriels et aux consommateurs ;

–        Outil convivial d’accompagnement du processus de ‘’réglementation commune sur l’homologation des pesticides’’ en Afrique centrale;

–        Contribution du LIEAP au respect des règlementations sécuritaires de plus en plus contraignantes pour les pays ACP, notamment le nouveau règlement CE 396/2005 appliqué depuis le 01/09/2008 et relatif à l’harmonisation de limites maximales de résidus de pesticides dans les pays de l’Union Européenne.

 IV- Description des principales activités à développer

Il est important de rappeler que le LIEAP est techniquement organisé en cinq départements dotés pour certains de secteurs:

–        Département de Biologie doté des secteurs OGM/Mycotoxines, Vétérinaire, Bactériologie/Virologie/Biopesticides ;

–        Département d’Hydrologie doté des secteurs Chimie Générale, Bactériologie et Microbiologie des Eaux ;

–        Département de Chimie Spéciale ;

–        Département Terres/Matières Fertilisantes/Écotoxicologie ;

–        Service commun doté de secteur administratif, de secteur Informatique/ Métrologie/Logistique et de secteur de prélèvements.

De ce fait, les principales activités sont les suivantes :

  • Étude-conseils ;
  • Constructions des locaux (surface au sol – hauteur sous plafond, capacité d’accueil, éclairement, ventilation ou climatisation, installations sanitaires), durée des constructions;
  • Aménagement (matériel bureautique, tuyauterie, etc.) et équipement (consultation des fournisseurs, sécurité du personnel, etc.);
  • Aménagement des accès ;
  • Spécificité du personnel (constitution des équipes d’analystes des différents départements, effectifs, etc.);
  • Formations et recyclages du personnel ;
  • Protection des locaux ;
  • Budget d’investissement ;
  • La collaboration ;
  • Souscription aux méthodes accréditées ;
  • Organisations partenaires au niveau sous régional et groupes cibles ;
  • Coûts et bénéfices (frais afférents au personnel assurant le fonctionnement du laboratoire, construction de nouveaux bâtiments, maintenance des bâtiments et du matériel existants, frais de fonctionnement) ;
  • Risques et hypothèses importantes ;
  • Organismes chargés de la mise en œuvre ;
  • Sources de financements ;
  • Gestion des eaux usées, gestion des déchets et assainissement
  • Évaluation du coût net de la mise en place du LIEAP ;
  • Chronogramme des activités de la mise en place et du fonctionnement du LIEAP.

Une attention particulière sera portée sur les locaux et la maîtrise des incontaminations. Pour ce qui concerne les locaux, trois règles essentielles sont à respecter:

  • la maîtrise des intercontaminations ;
  • la sécurité du personnel ;
  • un bon fonctionnement des appareils.

La maîtrise des intercontaminations quant à elle exigera un stockage des étalons, un stockage des solvants et réactifs, une réception des échantillons, un broyage, des extractions et des analyses dans des lieux différents.

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