CPAC
CNGP Tchad Pays de la CEMAC

Le Tchad

Population : 9 millions d’habitants d’hab.
Superficie : 1.284.000 km2
Capital : Ndjamena
PIB 2005 : RAS
PIB/Hab. : RAS
Président : S.E. Idriss DEBY
Langue officiel :
 Français

L’état des lieux sur la gestion des pesticides à usage agricole au Tchad disponible au CPAC sur simple demande.

Le Tchad, pays sahélien situé au coeur de l’Afrique, couvre une superficie de 1 284 000 Km2 pour une population estimée à 9 Millions d’habitants. Pays enclavé de l’extérieur et de l’intérieur car le port le plus proche Douala(Cameroun) est distant de 2000 Km et les communications entre les différentes régions sont coupées durant les saisons des pluies à cause de l’état défectueux des routes.

Malgré la rigueur et l’instabilité du climat, le pays dispose d’un potentiel de développement économique important à savoir : 39 Millions d’hectares de terres arables dont 5,6 millions irrigables ;

D’importantes ressources en eaux souterraines et de surface ;

Découvertes d’importants gisements de pétrole ;

Faune sauvage florissante et des ressources halieutiques abondantes

avec une production annuelle de 80.000 tonnes de poissons ;

Cheptel (bovins, ovins, caprins, camelins et asins) évalué en 2006 à 17,7 millions de têtes.

De part l’importance de son potentiel de développement et de sa population à 80 % rural, l’agriculture occupe une place de choix dans l’économie Tchadienne et participe à hauteur de 40% au PIB. Dans le souci de lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté rurale, leGouvernement a initié plusieurs programmes et projets de développement des cultures vivrières (céréales, tubercules et oléagineux) et industrielles (coton et canne à sucre) pour lesquelles d’importantes quantités des pesticides sont utilisées durant chaque campagne.

Les pesticides jouent un rôle important dans la réduction des pertes agricoles et représentent de nos jours le moyen le plus efficace et le plus utilisé dans la lutte contre les ennemis des cultures parmi lesquels il faut relever : les insectes, les oiseaux granivores, les rongeurs, les mauvaises herbes, les maladies et autres déprédateurs.

Depuis quelques décennies, l’épandage des quantités importantes de pesticides sur des vastes superficies en zone saharo sahélienne et en zone soudanienne aux sols dégradés pour lutter contre les acridiens, en particulier le criquet pèlerin d’une part et les autres ennemis des cultures,singulièrement les ravageurs du cotonnier et de la canne à sucre d’autre part, provoque des effets néfastes sur la santé humaine, animale et sur l’ensemble des écosystèmes fragiles du pays (mammifères, poissons, abeilles et autres invertébrés aquatiques).

Ces derniers sont également massivement utilisés dans l’hygiène environnementale où des proportions considérables sont importées chaque année pour l’usage domestique avec des conséquences négatives sur les utilisateurs si des dispositions conservatoires préalables ne sont pas observées. Les risques toxicologiques et éco toxicologiques peuvent être élevés dans les cas suivants :

Erreur de surdosage ou accident de manipulation ;

Vastes superficies traitées plusieurs fois avec des gros moyens ;

Dose préconisée proche du seuil de toxicité des oiseaux et /ou de la faune aquatique ;

Ignorance des agro pasteurs sur les risques dus à l’usage des pesticides ;

Fluidité des frontières et l’insuffisance du contrôle à l’importation ;

Malgré les conséquences défavorables sur les êtres vivants et l’environnement, il est à noter, suite à la libéralisation des importations consacrée par le décret n°451/PR95, la montée en puissance de l’utilisation des pesticides sous toutes ses formes au Tchad ces dernières années due principalement:

Aux pertes considérables dues aux ennemis des cultures avant et après récoltes et aux exigences qualitatives et quantitatives des sociétés cotonnière et sucrière;

A la promotion commerciale fulgurante des pesticides et autres produits assimilés ;

A la vente anarchique des pesticides dangereux toxiques et périmés ;

A l’entrée frauduleuse des pesticides non homologués ;

Au manque de respect des textes relatifs à l’importation, à la circulation, au transport et à la gestion des pesticides.

Compte tenu de ce qui précède et dans le souci de mieux appréhender la problématique des pesticides au niveau de tous les acteurs (Décideurs politiques, partenaires, industriels, opérateurs économiques et consommateurs etc.…), le projet Africain de lutte d’Urgence contre le Criquet Pèlerin (AELP) s’est engagé dans cet exercice qui consiste à faire un recueil des textes législatifs nationaux, réglementation régionales et conventions internationales signées et/ou ratifiées relatifs à la gestion des pesticides au TCHAD.

Écrit par CNGP Tchad

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1 commentaire

felix Assanga 21 juin 2018 at 13:19

nous sommes autant fière que tous les visiteurs de votre site , afin le marché des pesticides sera ouvert sur tout l’étendu des pays de la cmac, grâce à la volonté manifeste et commune de nos états recevez tous nos encouragements

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