CPAC
  • Accueil
  • Le CPAC en marche
  • 14ème Plateforme de Partenariat du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PP/PDDAA)
Le CPAC en marche

14ème Plateforme de Partenariat du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PP/PDDAA)

RAPPORT DE MISSION

par F. Abessolo & B. Bouato

14ème Plateforme de Partenariat du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PP/PDDAA)

Introduction

La 14ème édition de la Plate-forme de Partenariat du Programme Détaillé du Développement de l’Agriculture en Afrique (PP/PDDAA) s’est déroulée à Libreville, Gabon du 25 au 27 avril 2018. La cérémonie d’ouverture était présidée par Son Excellence Emmanuel ISSOZE NGONDET, Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République Gabonaise, en présence du Ministre gabonais de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme Graine BIENDI MAGANGA MOUSSAVOU, d’autres membres du Gouvernement gabonais, ainsi que du Corps Diplomatique et des Représentants des organismes internationaux impliqués dans l’organisation de cette réunion (CUA, NEPAD, CEEAC, PDDAA, etc.). Le thème dédié à l’édition de cette année est : « Accélérer la mise en œuvre des Plans Nationaux  d’Investissement Agricole (PNIA) pour atteindre les objectifs et cibles  de la Déclaration de Malabo»

Au cours de ces assises, le CPAC était représenté par une délégation constituée de MM. Félix Abessolo et Benoit Bouato. Organisée par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) en collaboration avec  la Commission de l’Union Africaine (CUA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ainsi que le pays hôte, cette rencontre fait suite au sommet des chefs d’Etats et des gouvernements des pays membre de l’UA, qui s’est tenu en janvier 2017 à Addis-Abeba. Au cours de ce sommet, le bilan de la mise en œuvre du PDDAA a été présenté aux dirigeants africains. Il s’agissait d’évaluer les politiques mises en place par chaque Etat dans la transformation du secteur agricole, en vue d’atteindre les objectifs fixés par la Déclaration de Malabo de 2014.

Contexte/Présentation du PDDAA

Le Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) est le cadre politique de l’Afrique en matière de transformation agricole, de création de richesses, de sécurité alimentaire, de croissance économique et de prospérité pour tous. En 2003 à Maputo, au Mozambique, le Sommet de l’Union Africaine (UA) a fait la première déclaration sur le PDDAA comme partie intégrale du NEPAD. Alors que le PDDAA est mis en œuvre au niveau national, le NEPAD fournit à tous les Etats membres de l’UA un appui pour sa mise en œuvre à travers une étroite collaboration avec la Commission de l’Union Africaine, les Communautés Economiques Régionales (CER) et les partenaires au développement. Le programme a pour but d’accroître les investissements publics dans le domaine de l’agriculture d’au moins 10% dans les budgets nationaux et d’augmenter la productivité agricole d’au moins 6%. Précisément, le PDDAA vise à stimuler et à favoriser un rendement agricole accru à travers l’amélioration des politiques et de l’environnement institutionnel, l’accès à des technologies de pointe et de meilleures informations et l’accroissement des financements.

Pour renforcer cette initiative, au cours du 23ème Sommet ordinaire de l’UA à Malabo en Guinée Equatoriale, qui s’est tenu du 26 au 27 juin 2014, les Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine ont adopté la Déclaration de Malabo relative à une croissance accélérée de l’agriculture et une transformation pour une prospérité partagée et des moyens d’existences améliorées. Parmi les engagements récents, les Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’UA se sont engagés à éradiquer la faim d’ici 2025 et pour réaliser cela, ils se sont aussi engagés à diminuer de moitié les niveaux actuels des pertes après récoltes d’ici 2025. Bref, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, réunis en juin 2014 à Malabo, ont adopté deux (2) décisions et deux (2) déclarations qui se rapportent directement au PDDAA et au programme de transformation agricole et de sécurité alimentaire de l’Afrique au cours de la décennie 2015-2025 (Réf. : Doc. Assembly/AU/2(XXIII).

Déroulement des travaux

Co-présidés par le Ministre Gabonais de l’Agriculture, de l’Elevage chargé du Programme Graine et la Commissaire de l’Union Africaine, chargée de l’Economie Rurale et Agriculture, les travaux de la 14e réunion du PP/PDDAA, ont commencé après la cérémonie d’ouverture. Pour lancer les travaux, le Ministre gabonais de l’Agriculture a fait un mot introductif en souhaitant la bienvenue aux participants. A la suite du Ministre Gabonais, la parole a été donnée à Dr. Chris Muyunda, de la Coalition des Acteurs non-Etatique du PDDAA. Après cette intervention, 03 autres personnalités ont pris la parole pour mieux situer les enjeux de cette réunion, il s’agit de :

  • Christopher Shepherd-Pratt, Président du DPCG/USAID ;
  • Madame Marie Thérèse Chantal MFOULA, Secrétaire général adjoint en charge du Département Intégration Physique, Economique et Monétaire, représentant son Excellence l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, secrétaire général de la CEEAC ;
  • Ibrahim Assane Mayaki, Directeur Exécutif, Agence du NEPAD.

En bref, cette première session avait pour but de préparer le terrain de la 14e PP/PDDAA et à mener la réflexion sur les modalités d’accélération de la mise en œuvre des Plans Nationaux d’Investissement Agricole (PNIA) pour l’atteinte des objectifs de la Déclaration de Malabo sur la base des conclusions du premier rapport d’examen biennal de 2018.

Après cette session d’ouverture en matinée, une séance plénière intitulée : Groupe de haut niveau sur le thème ‘’Catalyser la mise en œuvre des PNIA par le renforcement de la responsabilisation et de la planification reposant sur les mécanismes stratégiques et de la planification’’, s’est poursuivie à l’après-midi. Cette séance avait comme objectif de tirer parti de l’élan suscité par le premier rapport d’examen biennal 2018, en vue d’élaborer des stratégies quant à la mise en œuvre des Plans Nationaux d’Investissement Agricole.

Au 2e jour de ces assises, une séance plénière est intervenue, ayant pour thème principal : ‘’Renforcer la formulation et l’efficacité de la mise en œuvre des Plans Nationaux d’Investissement Agricole (PNIA)’’. Ce sous-thème a permis d’examiner, dans quelle mesure le PDDAA a réussi à guider les pays sur le plan de l’appropriation de la Déclaration de Malabo et dans quelle mesure il a réussi à mobiliser les capacités de planification et de mise en œuvre à l’intérieur et au-delà des pays pour mener à bien le processus.

Au terme de cette plénière, les participants ont été répartis en 03 groupes de travail qui se sont penchés sur les thèmes suivants :

  • Transformation de l’agriculture, planification inclusive et mise en œuvre des Plans Nationaux d’Investissement Agricole ;
  • Groupe de haut niveau sur la ‘’Modernisation des institutions de recherche agricole et le transfert de technologies pour la productivité, les liens avec les marchés et les revenus des ménages’’ ;
  • Renforcement des capacités institutionnelles : les Réseaux techniques au service de l’élaboration et de la mise en œuvre des PNIA.

La 2e séance plénière, s’est enchainée après les travaux en groupe par le thème : Environnement financier pour transformer l’agriculture et éradiquer la faim en Afrique : quelles sont nos différentes approches adoptées pour la réalisation des PNIA ? Après  cette séance plénière les travaux en groupe ont repris pour étudier les sujets suivants :

  • Cadre de partenariat par pays pour l’agro-industrie (CAP-F) : une opportunité de mobiliser le secteur privé en faveur de l’environnement financier de mise en œuvre des PNIA pour la transformation de l’agriculture ;
  • Promouvoir la mise en œuvre des PNIA issus de la Déclaration de Malabo, grâce à l’augmentation des investissements dans l’agro-entreprenariat pour les jeunes et les femmes ;
  • Dispositions institutionnelles du secteur public qui renforcent les capacités et les investissements du secteur privé dans l’agriculture.

La 3e séance plénière intervenue après ces travaux en groupe était consacrée au thème suivant : ‘’Institutionnaliser la culture et la pratique de la responsabilisation pour les actions, les résultats et les impacts’’. Après un long débat sur ce thème, les travaux en commission ont repris. Cette troisième série des travaux en commissions s’est penchée sur les préoccupations suivantes :

  • Déclenchement de la transformation de l’agriculture : rôle du mécanisme du Rapport biennal dans le renforcement des systèmes nationaux de mise en œuvre ;
  • Gestion des connaissances, plaidoyer et communication des conclusions de l’examen biennal pour les résultats et l’impact
  • Renforcement des systèmes de données de qualité et de la responsabilité mutuelle des pays.

Une vue des participants après la cérémonie de clôture

Enfin, la dernière séance plénière, qui s’est déroulée à l’après-midi du dernier jour, a été consacrée à la présentation et la délibération sur le communiqué final, ainsi qu’à la cérémonie de clôture.

En termes des recommandations, les experts ont invité les dirigeants africains à accélérer la cadence dans la mise en œuvre de politiques nationales d’investissement dans le secteur agricole. Les organismes d’intégration économique ont été invités à appuyer les gouvernements, dans le soutien et le financement de ce secteur stratégique.

Conclusions

Plus de 350 participants ont répondu présents à cette rencontre, avec un niveau appréciable des débats. Ces participants venaient des Communautés Economiques Régionales, des services publics des Etats, des organisations paysannes, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

En marge des débats de cette rencontre, plusieurs événements ont été organisés, à l’instar des sessions parallèles animées par d’éminents experts, de la foire aux produits agricoles exotiques, de l’exposition des posters, etc. La délégation du CPAC a participé activement à ces travaux, à travers des interventions au cours des débats en plénière et même en commissions, mais aussi et surtout par l’exposition de ses deux posters. En effet, les deux posters du CPAC étaient mis en exergue par leur emplacement (placés juste en face de la sortie des salles de réunion, dans le couloir des pauses café), ces posters étaient présentés aux groupes des curieux qui s’y intéressaient. A la fin des évènements, les posters du CPAC ont été remis à la Direction Générale de l’Agriculture du Gabon, qui les a sollicités pour exposition au sein de leur Ministère.

La réapparition du CPAC dans ce genre de forum a été remarquable et plusieurs contacts ont été établis avec des partenaires.

Related posts

Laisser un Commentaire

Connexion

Vous n'avez pas de compte? INSCRIVEZ-VOUS ICI
X

.